
Viva Mano Negra - Enregistré entre Paris, New York, Buenos Aires et Cologne, cet album capte comme aucun autre l énergie débordante du groupe. Véritable feu d artifice, Casa Babaylon bouillone jusqu à l explosion, au propre comme au figuré. Dès Viva Zapata, le ton est donné. La machine Mano Negra, accompagné entre autre par le mythique Jello Biaffra, emporte tout sur son passage, à l image de Fidel Nadal, toastant plus vite que son ombre sur le titre éponyme. De Senor Matanza à This is my world en passant par Machine Gun, le groupe tape là où ça fait mal, dénonçant politiciens véreux et autres propriétaires diaboliques. Mais les portes de cette auberge espagnole restent ouvertes et, entre Mama Perfecta et Santa Maradona, tout le monde est le bienvenu. Mais les meilleures choses ont une fin. Ereinté, entre autre, par l aventure en Colombie (le fameux Expresso del hielo), le groupe était arrivé au terminus. Déjà amputée de trois de ses membres, la Mano quittait magistralement la scène. Derrière elle, un parcours exemplaire. Cinq étoiles donc. Minimum.
Indispensable - Un disque génial, c est simple. Il ya de tout dedans : de la sueur, de l émotion, de l implication textuelle, de l énergie... Sur 16 titres, 16 bombes. Chaque chanson possède une personnalité affirmée, une chose qui lui est propre. Une chose? Oui, ce feeling qu on trouve chez les grands groupe. Des titres calmes comme Super Chango , Mama Perfecta , Señor Matanza ou Sueño de Solentiname aux speed Santa Maradona ou Balla Perdida en passant par les électroniques (pour le sampleur) Viva Zapata et This is My World ... rien n est là pour combler, tout s enchaîne parfaitement. Ce disque frise la perfection. Il est à mon goût d ailleurs le meilleur du groupe. L effort sur la production est réel. Il est le plus moderne de ce fait. Le plus aboutie. L ultime...