Latin-Pop : Le Sacre du Printemps [Hybrid SACD]

Le Sacre du Printemps [Hybrid SACD]

EUR 8,50

  1. Une Nuit Sur Le Mont Chauve
  2. Le Mandarin Merveilleux, Sz73
  3. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Introduction
  4. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Les Augures Printaniers...
  5. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Jeu Du Rapt
  6. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Rondes Printanières
  7. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Jeux Des Cités Rivales
  8. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Cortège Du Sage...
  9. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Le Sage
  10. Le Sacre Du Printemps : L Adoration De La Terre : Danse De La Terre
  11. Le Sacre Du Printemps : Le Sacrifice : Introduction
  12. Le Sacre Du Printemps : Le Sacrifice : Cercles Mystérieux Des Adolescentes
  13. Le Sacre Du Printemps : Le Sacrifice : Glorification De L Elue
  14. Le Sacre Du Printemps : Le Sacrifice : Evocation Des Ancêtres
  15. Le Sacre Du Printemps : Le Sacrifice : Action Rituelle Des Ancêtres
  16. Le Sacre Du Printemps : Le Sacrifice : Danse Sacrale

Interprétation de qualité - Une jolie interprétation d oeuvres de stravinsky. Très jolie, même.Un seul regret: l enregistrement aurait pu tenir sur une stéréo sans perte notable... L enegistrement (qu il soit multicanal ou bien stéréo, même si il y a peu de différences entre les deux) reste de bonne qualité. L image spatiale est correcte et bien définie.

Un disque pour Audiophile Mélomane - Alors que je débutais dans la musique classique, je me souviens avoir abordé la musique symphonique par le premier enregistrement du Sacre du printemps d Esa-Pekka Salonen (Sony 1989). Avec le recul, je me dis que cela équivalait à un premier saut à l élastique, tant cette musique exige du néophyte courage et détermination. Pour son écoute, celui-ci devra, plutôt que de regarder le gouffre qui se présente à ses pieds, fixer son attention sur le rythme, l élément fédérateur de l aeuvre. Toujours à la quête du mouvement perpétuel, le chef finnois se remet à l ouvrage mais cette fois, à la tête d un Los Angeles Philharmonic Orchestra aux ordres, car si une musique l exige, c est bien celle-là , d autres, et non des moindres, y ayant laissé des plumes. Grand spécialiste du répertoire du XXe siècle, Salonen s appuie sur une excellente connaissance de la partition. Sa précision et son sens de l articulation compenseront largement la sauvagerie démesurée dont certains font preuve. Les notes sont projetées avec une implacable régularité et ne s encombrent d aucune politesse : leur but est de convaincre, pas de séduire. Moins désincarnée que celle de Boulez (Deutsche Grammophon), cette version est sûrement l une des plus atypiques, mais aussi l une des plus respectables. Grâce à ce prodigieux enregistrement, cette Suvre païenne, sorte de Big Bang musical du XXe siècle et archétype stravinskien par définition, est une nouvelle fois en passe d étaler son statut d universalité. Face à une musique aussi fascinante, les amateurs de sensations fortes qui décideront à se lancer dans l aventure ne le regretteront pas, tandis que ceux, restés sur le bord du parapet, finiront tôt ou tard par y parvenir. Cependant, devant une telle réussite, il vaut mieux tôt que tard !

un festin pour les oreilles - Deutsche Grammophon vient opportunément nous rappeler ce que sont un orchestre tenu et un chef de haut vol. Ce qu a fait Salonen de l Orchestre philharmonique de Los Angeles en une quinzaine d années est remarquable. S il y a encore un Big Five, L.A. y a une place autrement plus légitime que New York. Les timbres n ont sans doute pas la personnalisation extrême de ceux de Chicago ni même de Boston, mais ils sont d une propreté et en même temps d une classe rares, et au service d une transparence à laquelle Salonen veille soigneusement. La qualité du jeu de tous et de chacun, mais aussi de leur réponse à la direction du chef, les placent parmi les toutes premières phalanges symphoniques d aujourd hui. On jouit d autant mieux de cette fête sonore grâce au superbe enregistrement en DSD qui confirme que Deutsche Grammophon réalise peut-être les meilleures prises de son d orchestre du moment avec Decca (certes, la concurrence se raréfie).Salonen joint dans ce programme la rareté et la philologie, avec la vraie version moussorgskienne de la Nuit sur le Mont chauve, aux grands boulevards du répertoire avec le Sacre du printemps. La Nuit sur le Mont chauve est d ores et déjà une référence. L orchestre y réalise idéalement les couleurs étranges voulues par le chef, tout en suivant sans accroc le train d enfer qu il impose. Loin des fastes rimskiens, la sauvagerie moussorgskienne s en trouve mise en valeur.Le Sacre du printemps est probablement la meilleure version apparue depuis celles de Chailly à Cleveland et Tilson Thomas à San Francisco il y a dix ans. Mais l approche de Salonen, tout aussi virtuose, est plus originale. Il s interdit de gonfler les sons et construit toujours une image sonore d une pureté étonnante, aux reflets laiteux. Les jeux sur le tempo, sur les alliages sonores, montrent qu il y a encore une marge d innovation dans une partition aussi enregsitrée mais aussi riche.Intenses regrets que la suite du Mandarin ait été choisie plutôt que le ballet intégral, avec son saisissant épilogue. A un tel niveau de réussite, on tenait là une version tout aussi essentielle que celle du Sacre. Mais ne boudons pas notre plaisir, tel quel, ce SACD est un festin pour les oreilles.




Le Sacre du Printemps [Hybrid SACD]