Latin-Pop : Meddle

Meddle

EUR 6,15

  1. One Of These Days
  2. A Pillow Of Winds
  3. Fearless
  4. San Tropez
  5. Seamus
  6. Echoes

Meddle démontre que les maîtres incontestés du rock psychédélique anglais sont aussi capables de s éclater dans des jams endiablées. Il démontre également ce que l album précédent, Atom Heart Mother, promettait, à savoir que le groupe peut aussi exceller dans de longues et stupéfiantes suites musicales teintées de touches néoclassiques. Certaines explorations spatio-musicales rappellent Sun Ra, alors que les patchworks de sons étranges et de percussions semblent avoir été trempés dans l acide. San Tropez et son ambiance jazz de salon dévoilent le côté drôle et espiègle du groupe. --Andrew Bartlett

Universellement Géant - Difficile en effet de ne pas être unanimes sur cet opus de la bande à Gilmour-Waters. 5 étoiles, c est un strict minimum!Le son des Pink Floyd était bel et bien l un des plus hallucinants des années 70 et encore maintenant, malgré tous les progrès en matière de son, ils restent difficilement imitables. Surtout sur One of these Days, morceau d ouverture qui vous fracasse les oreilles et vous fait frissoner en même temps... Aucune parole, juste un grognement venu d ailleurs qui déchaîne les 4 musiciens. Ces derniers reviennent à un peu plus de normalité sur Pillow of Winds et Fearless. Ce titre nous offre un petit régal, un grandiose You ll Never Walk Alone, hymne des supporters du FC Liverpool (je le sais pour avoir déjà assisté à un match à Anfield, cet hymne est renversant!).Echoes conclut l album pendant plus de 20 minutes avec des riffs colossaux dont on ne trouvera l égal que chez Led Zeppelin. Bref, cet album me fait dire que les Pink Floyd étaient en même temps des musiciens typiques de leur génération mais en même temps des ovnis musicaux. Vous avez sûrement chez vous the Wall et Dark Side of the Moon, mais ne laissez pas Meddle aux oubliettes!

ECHOES, bien sûr... - Soyons clair. Cet album des Floyd(s) reste dans l ensemble très moyen. Rien à voir avec le génie d Animals, de Dark side of the moon ou Wish you were here. Pourtant, quand on commence à s assoupir à son écoute, tous nos sens se déclenchent soudain, au son d un simple bip. Bien sûr, c est Echoes qui débute... Et là, le monde bascule. Lentement, d abord, puis de plus en plus frénétiquement. Echoes est sans doute le chef-d oeuvre ultime des Floyd(s). Plus de 23 minutes de pure beauté. Ne plus en parler. Juste l écouter pour comprendre ce que la musique peut nous apporter dans ce qu elle a de plus absolue. A pleurer de bonheur.

Echos du paradis... - J aurais pu croire que cet album n était grand que dans ma mémoire, dans mon souvenir d ado découvrant les Pink Floyd pour la première fois chez un cousin qui me faisait écouter les dernières nouveautés pop et rock, un disque de Deep Purple et un autre de Led Zeppelin, Jethro Tull et Yes, The Who et Les Stones... Quelle époque, vraiment, quelle époque... Bref, j aurais pu croire que cet album jouissait dans mon esprit d une côte d amour excessive, marquée à jamais par la valeur ajoutée de la nostalgie. Cette semaine, je l ai enfin racheté en CD (le vynil est depuis longtemps parti je ne sais où, bêtement...). Je viens de le reécouter, après toutes ces années... Je me souvenais à peu près de tout, j ai tout retrouvé... Quel bonheur ! mais ce n est pas seulement la nostalgie, c est la beauté pure de cette musique à la fois élémentaire et extrêmement sophistiquée dans laquelle on baigne, ou vole... D abord 5 titres assez hétéroclites, toujours surprenants, 5 ambiances originales, et puis surtout, bien sûr, cet incroyable morceau : Echoes. En le retrouvant, c est comme si je retrouvais le paradis (toujours perdu...). Oyez oyez, jeunes gens : mettez-vous ça dans les oreilles, c est un envol assuré et sans produit illicite...

choc musical - Une pochette verdâtre, liquide, sans titre ni nom de groupe... on ouvre, et tout l intérieur est occupé par une photo en buste des quatre musiciens habillés de noir sur fond blanc, regard vide et absent, comme sous l effet de (?).... Et la musique? Ca commence très bien avec One Of These Days, un premier morceau instrumental, électrique, étonnant, pas très long (à peine six minutes), mais en plusieurs parties: au commencement est le vent, puis la basse fait son entrée avec un thème répétitif, ensuite la musique s emballe dans une suite rythmique avec guitare électrique et fusées organiques, jusqu à ce que de drôles de saccades soniques viennent jeter le trouble, telle une machine étrange et déréglée, sur un fonds de bruits divers (cloche et autres sons indéfinis), et c est la fameuse intervention de Nick Mason, voix transformée, monstrueuse, qui déclame: one of these days, I m gonna cut you into little pieces..., s ensuit le solo de guitare enlevé et rythmé de David Gilmour qui finit par s éteindre, recouvert par le bruit du vent, et le morceau se termine comme il avait commencé... Une des meilleures compositions du groupe. A Pillow Of Wind ensuite, somptueuse ballade psychédélique planante, un tapis de guitare acoustique moelleuse sur lequel vient se poser la voix douce et nonchalante de Roger Waters... Fearless, un morceau acoustique encore mais un peu plus dynamique que le précédent, avec en final le coeur des supporters de Liverpool, San Tropez, jazzy, cool et chaloupé, une chanson un peu décalée par rapport au reste du disque... Enfin on arrive à la pièce maîtresse de l album, Echoes, qui occupe toute la deuxième face du vinyl: une longue (vingt-trois minutes) suite caractéristique de Pink Floyd (voir Atom Heart Mother, Dogs ou encore Shine On You Crazy Diamond).Ce morceau, en plus d être hallucinant, inspiré, novateur, est vraiment splendide, et parfait dans sa construction en miroir: introduction que précèdent des goutelettes électroniques, entrée du chant sur une magnifique mélodie mélancolique, avant la très longue section instrumentale, qui nous emmène loin, jusqu à l inquiétant passage atonal central où l on se retrouve dans un ailleurs, une sorte de domaine de l ombre peuplé d oiseaux noirs et où résonnent d étranges et effrayants sifflements... retour progressif de la mélodie, avec des effets inouïs de guitare électrique notamment, puis retour du chant, et enfin longue coda instrumentale avec une curieuse envolée finale de choeurs électroniques s évanouissant dans les airs...... Ainsi se referme cette somptueuse composition qui donne la part belle aux claviers de Rick Wright. Une des très grandes réussites du groupe, un sommet... Cet album mémorable (au son limpide comme tous les albums de Pink Floyd), après un Atom Heart Mother tout aussi mémorable et construit sur le même modèle (mais sensiblement différent, surtout en ce qui concerne le morceau long, débordant d invention et figurant à l inverse de Echoes sur la première face du disque), sera suivi d autres tout aussi célèbres: Dark Side Of The Moon, le chef-d oeuvre du groupe et l un des plus grands disques du 20ème siècle, Wish You Were Here, peut-être l album le plus représentatif, le plus floydien du groupe, et Animals, le dernier des années 70, la décennie des flamands roses (The Wall appartenant bien, avec sa production un peu lourde et tapageuse et malgré la date de sa réalisation, aux années 80), avant que R. Waters enfonce par trop le groupe dans son propre désespoir... (par contre, les albums ultérieurs sans lui seront loin de posséder l envergure et le génie de ceux des années 70). Forcément indispensable!

Du tout bon - Cela démarre par One of these day qui préfigure le côté hard que Pink-Floyd développera dans The Wall et cela se finit par Echoes qui est vraiment le morceau du disque. Un ravissement auditif, inquiétant par moment mais toujours sublime. A écouter dans le noir à plein volume...génial.




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