
enfin!!!! - Tout a été dit et écrit sur POB, sur Dennis the real beach boy, et je renvoie les auditeurs aux articles et autres fanzines sur LE groupe mythique californien.Tout vrai fan possédait déjà au moins un exemplaire de l album phare, mais mon vinyle est bien usé et le son des bootlegs trouvés au hasard du net est, au mieux, pas terrible.Alors ne boudons pas notre plaisir face à ce travail soigné, ce son bien reconstitué (on écoute les enregistrements destinés à Bambu l album jamais sorti d une autre oreille) et on se dit qu on a là entre les mains la preuve d un vrai mythe!
toute son âme transpire à travers ses notes - comment ne pas être bouleversé par cette musique,ces arrangements,ces harmonies et cette voix.L émotion qui se dégage à l écoute P.O.B.est foudrayante,prend de plus en plus les tripes après plusieurs écoutes.On peut presque voir l âme même de Dennis Wilson.Faut-il être torturé spirituellement comme il l était ou comme l est son génie de frère,Brian,pour être toucher par la grâce!!!!.
plongée en eaux troubles - Disque pour les uns longtemps attendu dans son format actuel (double cd digipack), tout simplement ignorés par d autres, ce trésor longtemps introuvable s habille d une forme aguicheuse pour se révèler comme une prouesse digne d un Wagner de la plage. C est une oeuvre vénéneuse qui décrit un état post « attitude » destructrice, Le cadet des Wilson contemple désarmé sa destiné qui lui file entre les pattes! Toutes ces années à chasser la galinette puis à faire la fête comme un cochon se paye au prix fort, banqueroute financière, rupture sentimentale et chute de tension.De clopes en clopes, puis de bouteilles en bouteilles sa voix a acquit une note usée, son timbre c est éraillé puis sa diction est devenue pateuse.Son idéal de vie entre les rouleaux tumultueux du pacifique, les déhanchements des pepées en bikini puis l adrenaline de la scène, lui procure un bonheur trop intense pour ne pas être éphèmère.Son âme se dévoile comme jamais, parfois accompagné de son groupe, mais le plus souvent usant ses mains burinnées sur les touches dramatiques de son piano.Il affiche ses trippes au grand jour, étalant son goût pour des reliefs symphoniques, entretenant ce goût unique pour le desespoir.Recidivant face aux contraintes affichés par son employeur de cousin Mike Love (cousin des Wilson et seul maitre de la destiné du groupe au lendemain du mutisme de brian puis la démission de Carl), Dennis, reste loyal à son frêre ainé puis balance sa camisole en foncant tête baissé vers les bétises, faisant la nique à l ordre établis pour enfin se retrouver limogé de son propre groupe!Les Beach Boys ont perdus le génie de leur leader puis leur « pion sauteur », 1977 c est l année de la rebellion punk, heureusement dennis s en fout royalement il fait sa musique et sombre dans la superficialité de lajet set locale.Sur la pochette, l interressé arbore une barbe de barde affichant un mine à faire palir le medecin de famille, son visage d apolon au reflet solaire et au sourire ultrabright c est transformer en un faciesse de sdf bouffit par l alcool.Ici tous se bouscule, le cerveau du propriètaire de cette parcelle verdatre sert des ballades à l abime miraculeuse, des rocks déglingués aux choeurs angéliques, des tympos vaguement funkysant bref c est le condensé cumulé du rock californien (River song, rainbows,le pathos What s wrong) de la musique classique (Time, Thoughts of you,) puis de la pop (Moonshine) qui cohabite en un équilibre quasi miraculeux. En douze titre c est le mythe de la « belle » californie qui est catapultée, l optimisme béta ressemble à une superbe gueule de bois, puis permet au génie du cadet de s exprimer sans limite, si bien qu il donne tout comme si sa vie en dépendé.Un effort qu il ne repetera pas , il disparaît en 1983 et laisse dérrière lui pas mal de gosses et un frêre esseulé brian lequel lui dédie I m so lonely!C est ce qu on se dit aprés l ecoute d un tel truc si ravagé, seul face à ces démons, démuni face à nos travers et impuissant face à nos pulsions....hum merci pour cette noyade dans le pacific ocean blue, une expérience dont le profane ne sortira pas indemme!
God s vibrations - Le chef d oeuvre de Dennis Wilson (Le batteur des Beach Boys: y en a 2 qui suivent !!) est donc enfin réeditée...Deux termes apparemment contradictoires décrivent au mieux le ton de ces 2 disques: majestueux & humble.Les inédits sont aussi bons que le CD original remasterisé à partir des bandes méres: une premiére... Quel son cristallin / Quel magnifique packaging (qui se déplie laissant apparaitre le buste du Dennis en plus de son portait/pochette) !!Laissons la parole à un certain Daryl Dragon, (keyboardist sur une tournée des Beach Boys) témoin de la naissance artistique de Dennis Wilson... J étais assis prés de la scéne pendant un soundcheck: j ai alors entendu de magnifiques accords de piano... J ai regardé d où ça venait et je me suis rendu compte que c était Dennis qui les jouait !! Ca m a choqué: je pensais (comme tout le monde) qu il se contentait d étre le batteur un peu cinglé des Beach Boys (NDLR: Qui avait choisi la batterie car c était le seul instrument vacant à la création du groupe). J ignorais totalement qu il touchait au piano !! Je lui ai ensuite demandé qui avait composé cette musique incroyable: c est moi m a t-il simplement répondu !! J étais KO-debout !! Il n avait pas eu de formation poussée comme la mienne mais il avait trouvé des accords pour lesquels mes profs auraient accepter de tuer afin d en étre les auteurs !! Il ignorait le nom des notes et tout le reste mais jouait instinctivement jusqu à ce que la mélodie correponde à ce qu il entendait dans sa téte !! Sa musique me rappelait celle de Richard Wagner: un type dont il n avait jamais entendu parler !! (NDLR: C est vrai qu une telle richesse, une telle inventivité et son caractére intemporel tendent à rapprocher cette musique pop, soit disant puérile, de la musique classique...)Personne n a expliqué à Dennis Wilson qu il était (objectivement) un chanteur limité... Ce dernier, totalement décompléxé, transforme ce défaut en qualité puisqu axant tout son art sur l honnéteté de l interprétation: sa voix rocailleuse (ruinée par les excés de sa vie chaotique: euphémisme) décuplant l intensité de l émotion que lui donnerait un autre interpréte plus doué vocalement.Les seuls autres disques (qui me viennent d emblée à l esprit) comparables à POB sont What s Going On (de Marvin Gaye) et le 1er solo de John Lennon (POB aussi, Plastic Ono Band !!): trois grandes oeuvres totalement différentes mais qui se rejoignent dans le fait d exposer sans filtre et sans pudeur l âme torturée de son auteur.Comme quoi, on peut aussi parler (littéralement) de Soul Music pour des artistes Pop/Rock !! Prince a crée une expression en 1988: This is not music, This is a trip. Elle correspond parfaitement à cette réedition magistrale: son écoute est un voyage, une expérience qui fait quasiment renaitre son auteur disparu beaucoup trop tôt.Une musique aussi riche ne révélera toute son ampleur qu au bout de dizaines d écoutes attentives: ses arrangements sont si originaux que personne d autre ne semble capable d en imaginer de similaires.Bref, la meilleure maniére d aborder ce monument de la musique pop est de l écouter religieusement (en boucle)... Et vous étes encore en train de me lire !?
Surfing Blues - Dennis Wilson batteur des Beach Boys mis plus de 5 ans à enregistrer, assembler les morceaux de ce mythique Album. Il est nécessaire d oublier les planches de Surf et les Coupés pour déguster ce Pacific Océan Blue .Dennis a le blues, et tout le long de l album c est la mélancolie que l on entend. Synthés ,Guitares sont au service de morceaux voisins de ceux proposés par Barret ou certains de The Wall. Le deuxième album proposé par cette réédition (inédit à ce jour) est encore plus désespéré .Dennis Wilson se noya dans ce fameux Pacifique et laissera à jamais cette Suvre solo à tomber par terre.